Le contexte mondial est marqué par des préoccupations environnementales et de crise financière auxquelles s’ajoute, pour certains pays d’Afrique, le spectre de la famine. Longtemps, les gouvernements africains, sous l’impulsion des bailleurs de fonds, ont mené des politiques agricoles faisant des cultures de rente, une priorité, au détriment des cultures vivrières, pourtant si indispensables à l’autosuffisance alimentaire.

Avec l’implantation massive des agro-carburants qui accroît la déforestation dans plusieurs pays d’Afrique, c’est l’équilibre environnemental qui est désormais menacé, entraînant comme conséquences l’aggravation des problèmes climatiques et de crise alimentaire.
Pourtant, les problématiques écologiques et de famine auxquels l’Afrique est confrontée, pourraient trouver leurs solutions dans des méthodes agriculturales telle que l’agroforesterie . Cette technique mérite d’être introduite et sa pratique encouragée par le biais des formations partout sur le continent. Elle offre le double avantage de pouvoir assurer, tant au niveau national que continental, l’autosuffisance alimentaire des populations et reste compatible avec la production des cultures de rente pour l’exportation en produits bruts ou transformés.

photos étudiants en stage
4 étudiants de l'Institut Polytechnique LaSalle Beauvais ont effectués un stage deux mois au sein du Groupe d’Initiative Commune AGRO BIO à Pitti (Cameroun).
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étudiants LaSalle au Cameroun

Le Curcuma : une plante herbacée au service de la santé Humaine


Le Curcuma un végétal aux applications ancestrales.

Le Curcuma, ou safran des Indes, est une plante herbacée vivace, haute de 50 cm à 1 m très répandue dans les régions chaudes et pluvieuses du globe comme l’Asie, l’Afrique et l’Océanie. Ses feuilles peuvent atteindre 45 cm de long et 18 cm de large.
Ses fleurs jaunes naissent près du sol.
Sa racine est un rhizome tuberculeux, jaune orange à l'intérieur, épais et ramifié en racines secondaires charnues.
Séché et réduit en poudre, c’est une épice très populaire. De plus, il est utilisé comme additif alimentaire (E100) pour ses propriétés de coloration, aromatiques et nutritives.
Le Curcuma est un des ingrédients phares des médecines traditionnelles sud-américaines et asiatiques comme la médecine Ayurvédique (médecine traditionnelle indienne).
De nombreuses études, corrélées à des connaissances ancestrales, ont démontré l’action préventive et curative du Curcuma sur de nombreuses pathologies..

Le composé majoritaire de la fraction non volatile, responsable en partie de la couleur de la plante et de son rhizome en particulier, est la curcumine. Cette molécule est d’un intérêt capital, en santé publique, pour ses propriétés anti- inflammatoires, anti-cancéreuses, antivirales, antifongiques, antibactériennes et préventives.

Ces dernières années, avec l’augmentation entre autres des maladies inflammatoires chroniques, des cancers, de la maladie d’Alzheimer, le monde occidental s’est intéressé de plus en plus à cette épice. En effet, il a été constaté que le cancer du côlon est moins fréquent dans les pays où l’on consomme du curry quotidiennement. Ses propriétés antioxydantes ont alors été découvertes. Depuis ces dix dernières années, le nombre d’études sur le curcuma et surtout sur son constituant majeur, la curcumine, n’a cessé d’augmenter afin de comprendre ses mécanismes d’actions dans le traitement de nombreuses maladies.

Un grand nombre d’études suggèrent que la curcumine agit sur de multiples cibles, et influence ainsi de nombreuses cascades moléculaires et biochimiques. Parmi ces cibles moléculaires, nous retrouvons les facteurs de transcription, les facteurs de croissance et leurs récepteurs, les cytokines, les enzymes, les gènes régulant la prolifération cellulaire et l’apoptose.

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Pourquoi les manguiers, citronniers et goyaviers ?


Les propriétés nutritives et médicinales dont sont dotées les mangues, les citrons et goyaviers, (cf. l’enquête IRRIGASC de Jacques GASC font figurer ces produits dans la catégorie des fruits les plus demandés.

Les plantations de manguiers et citronniers s’associent très favorablement à d’autres cultures vivrières : maïs, piment, patates douces, graines de courges et la plupart des légumes consommés localement

S’agissant du manguier, c’est un arbre qui contribue à la lutte contre désertification puisqu’il peut une hauteur variant entre 20 et 30 mètres de haut. Sa durée de vie va au-delà de 20 ans


Lire enquête IRRIGASC de Jacques GASC